Le fait et la référence Le fait est réel parce qu’il s’impose envers et contre tout, et que c’est de lui que le savoir est savoir (n’être pas savoir du fait, c’est n’être pas savoir du tout). ...
Chapitre second : en indifférence à l’ontologie Le fait, dans sa notion, semble constituer le paradigme de la positivité à cause de son étrangeté proclamée à l’ordre général du subjectif. Parce ...
Chapitre premier : pour une critique du réalisme La notion du fait est la plus réaliste de toutes. Mais on ne peut l’affirmer sans s’interroger sur ce qui est implicitement signifié de cette ...
Qu’est-ce qu’un fait ? Introduction Je vois ordinairement que les hommes, aux faits qu’on leur propose, s’amusent plus volontiers à en chercher la raison qu’à en chercher la vérité. Montaigne Que ...
(Extrait des notes de la conférence du 23 mars 2010) On dit qu’ils sont têtus pour signifier que, agréables ou pénibles, favorables ou désespérants, simples ou complexes, évidents ou énigmatiques, ...
La particularité du fait est le caractère non transcendant de sa transcendance : il est irréductible au savoir qu’on a sur lui (et c’est bien en quoi il est un fait et non pas une simple idée), ...
Alors qu’il a pour notion la vanité du savoir tout fait en est constitué – et c’est seulement quand un fait est constitué d’un savoir commun qu’on peut avoir l’illusion qu’il est un donné naturel, ...
Qu’ils nous conviennent ou non, les faits sont ce qu’ils sont. Rien là qui ne serait limpide si les faits n’étaient forcément constitués, puisque liés à des points de vue en dehors desquels leur ...
L’opposition du fait et de l’événement n’est pas ontologique, puisque la même réalité peut être un fait et un événement selon l’échelle à laquelle on la considère, selon le savoir qu’on mobilise ...
Contrairement à la chose qu’on se représente comme originée dans l’essence et par là dans un possible que sa réalité actualiserait (je vais acheter une lampe et je reviens avec cette lampe), ...
Les choses ne sont pas des faits : cette lampe n’est pas un fait. Par contre, qu’elle soit posée sur ma table en est un. Inversement la prise en compte d’un fait n’est pas celle d’une chose (par ...
Le fait, dont la notion semble pouvoir s’identifier à celle du donné, est à la fois ce qui s’impose de manière irrécusable et incontestable, et ce qu’une compétence seule peut faire advenir. On ne ...
Je vois ordinairement que les hommes, aux faits qu’on leur propose, s’amusent plus volontiers à en chercher la raison qu’à en chercher la vérité. Montaigne Que ne dit-il le vrai sur le vrai ? ...
La justice étant la restauration de la représentabilité (par exemple en dédommageant l’innocent persécuté), elle a forcément pour condition que celle-ci soit originelle. Le sujet de la justice, ...
Plus nous avons le sentiment de la justesse à propos d’une chose qu’on a rencontrée (une œuvre d’art, une attention amicale, etc.) et plus elle nous séduit. Dire par exemple qu’un vêtement nous va ...
Par Jean-Pierre Lalloz Ce dialogue a pour objet la vérité telle qu’elle se trouve problématisée par la pensée métaphysique – dont Platon est sinon le fondateur du moins l’installateur dans ...
Ce qui nous séduit nous détourne de l’ordre commun dont la justice accomplit la nécessité. Elle en est la représentation posée pour soi et donc, réflexivement, le critère. Dans le monde comme ...
La séduction, d’une manière générale, c’est l’épreuve qu’un sujet fait de ce que sa question se trouve dans un objet contingent et non pas dans la nécessité représentative qu’il est par ailleurs ...
Séduire une personne, c’est la sommer de rompre avec sa destinée (une vie d’épouse et de mère de famille, une vie de consommateur raisonnable, etc. ), et ainsi lui enjoindre de ne plus être le ...
Séduction et distinction Ce qui nous séduit nous enjoint de rompre avec la nécessité qui détermine comme destinée la vie qu’on mène. « Change ta vie », cela signifie donc d’abord : « rompt avec le ...
Hypnose, rêve et séduction Parce que séduire consiste à détourner de la nécessité représentative, c’est le même de dire que l’objet séduit, que rien ne justifie qu’on s’y assujettisse, que sa ...
Etre sujet de l’impossible Le critère de la séduction est sans équivoque : on est séduit quand on a accepté l’éventualité du pire. Cela signifie qu’on est séduit quand est enfin avéré en nous que ...
Penser la séduction selon cette nécessité qui n’est pas celle du domaine salutaire mais seulement de la responsabilité d’être sujet (et de rien d’autre ! car c’est bien de cette limitation qu’il ...
Défendre la pensée de la séduction contre la métaphysique de la vérité en dénonçant sa confusion avec le savoir et avec l’authenticité Le premier argument était donc de rappeler l’incidence du ...
Protéger la pensée de la séduction contre la métaphysique de la vérité. Il y a séduction quand un objet somme un sujet de se détourner du service des biens (plaisir, utilité, bonheur, moralité, ...
On ne peut penser la séduction que par la distinction de ce qui importe et de ce qui compte, parce qu’elle en est la mise en œuvre injonctive. Toute séduction, dans quelque domaine et à quelque ...
Injonction à être sujet L’objet de la séduction produit un effet décisif : par lui le savoir cesse de compter. Non seulement on ne peut pas raisonner quelqu’un qui est séduit, mais encore son ...
Le vertige de la séduction Avoir accepté l’éventualité du pire ne témoigne pas d’on ne sait quelle tendance masochiste propre aux « victimes » de la séduction mais marque la reconnaissance ...
Nouvelles leçons sur la séduction. N°1 Un regard croisé dans la rue, une silhouette gracile aperçue dans la foule, une idée qui surgit sous la plume, une publicité un peu décalée et spirituelle, ...
La douleur et la souffrance Personne ne confond la douleur et la souffrance dans le discours spontané, mais presque tout le monde les confond dans le discours réfléchi ou plus exactement les ...
Philosophie de la séduction Présentation: On n’est séduit que malgré soi (la séduction est un événement) ; en même temps on ne l’est qu’avec son accord plus ou moins avoué (la séduction est une ...
La métaphore de l'existence et le sens de la vie Si nous ne sommes pas encore en mesure d'exposer métaphysiquement cette compréhension par la vie de l'existence à laquelle elle s'ordonne ...
On appelle humain ce vivant dont l'existence a basculé du fait au droit. Non seulement rien de notre vie n'échappe à la norme, mais l'existence elle-même apparaît comme un bien dont le prix, ...
L’angoisse et ses distinctions (psychanalyse) Dans l’Introduction à la psychanalyse (p. 370), Freud considère que l’énigme de l’angoisse devrait ” projeter des flots de lumière sur toute notre vie ...
Et il advint qu’un homme qui vendait des chemises fut frappé par la récession. Ses stocks lui restaient sur les bras et il ne prospérait point. Alors il pria, et dit dans sa prière : « Seigneur, ...
Plus une question est naïve, plus elle est philosophique. Pour les réponses, c’est l’inverse. Si la vie n’a pas de sens, à quoi bon vivre c’est-à-dire faire les efforts parfois extrêmes qu’elle ...
La notion d’un moment singulier de l’humain est celle d’un moment où s’y décide qu’on soit humain. Si l’irréductibilité à la nature est le sens minimal de ce dernier terme, ce moment est celui ...
Etre sujet, c’est avoir à être sujet, et par conséquent c’est l’être déjà : on n’est sujet qu’à produire pour soi-même une existence de sujet, mais on ne peut le faire qu’à avoir déjà admis et ...
Le sujet n’est sujet qu’à ce qu’il en prenne la responsabilité, à l’encontre du fait métaphysique et donc innocent d’être un sujet. Ce fait est pourtant sa condition : il y a des sujets, et chacun ...
Il ne suffit pas d’être soi pour être soi, puisqu’on n’est soi qu’à être sujet de soi. Il ne suffit pas non plus d’être humain pour être humain, puisqu’on peut l’être de manière inhumaine. On vit, ...